Critique de Power Plays – Renraku

Disponible depuis peu en anglais, le supplément Power Plays pour Shadowrun, Sixième Édition fait le point sur chacune des dix mégacorporations emblématiques du Sixième Monde. Tous les mardis pendant dix semaines, shadowrun-jdr.fr vous apporte la critique d’un chapitre de l’ouvrage, chacun évoquant en détail l’une des mégacorpos. Pour faire suite à Hoooooooooooooooooooooooooooooooooo… rizon, la semaine dernière, la plus tristement célèbre des mégacorporations japonaise : Renraku !!!

Quand j’ai commencé à entendre parler de Shadowrun, trois noms sont revenus à chaque fois : Ares, Renraku et Saeder-Krupp. C’est donc logiquement que ces trois chapitres de Power Plays m’ont tout de suite rendu curieux. Mais j’étais plutôt craintif concernant Renraku car la mention des « Samouraïs rouges » a tendance à revenir trop souvent quand il est question de cette corpo. Alors qu’en est-il ?

Et bien ce chapitre va s’efforcer de casser l’image « redsam + électronique » de la corporation. Les premiers n’apparaîtront qu’en toute fin de chapitre sur un court paragraphe et la seconde sera évoquée dans les domaines d’expertise et surtout pour dire que ce n’est plus le cœur de la corporation. Le nouveau cheval de bataille de Renraku, ce sont les données ! Plus précisément, la collecte et le traitement de données pour le marketing, vendre les services au plus juste et développer une politique prédictive. Le chapitre revient à de nombreuses reprises sur ce sujet qui semble être le point capital de la corpo aujourd’hui.

Les autres domaines d’expertise mis en avant sont les services de Renraku et ses filiales, l’éducation avec les logiciels de traduction et les écoles pour enfants et adultes Renraku, le divertissement avec les nombreux médias et séries détenus par la corpo, l’armement avec Izom, Ultimax et Terracotta et bien sûr un mot sur Neo-PD. Cela diversifie de manière agréable la corpo et, à chaque fois, les données sont mises en avant. À noter qu’il y a même une femme parmi les pontes presentés ! Voilà qui change l’image très misogyne de la japanacorp.

Pour la suite du chapitre dédié à Renraku, on se concentre sur le cœur de ce qui m’intéresse, des pistes de runs et d’intrigues. Parmi celles-ci, la rivalité avec les autres japanacorps et leur curieuse guerre où ils font front commun à l’extérieur du Japon et s’étripent à l’intérieur avec une frontière de plus en plus floue entre intérieur et extérieur. Mais aussi, la guerre des données qui oppose principalement Renraku à Horizon, ainsi qu’au Cracker Underground, un groupe de hackers néo-anarchistes qui n’aiment pas qu’on vole les données des citoyens et en particulier la politique de prédiction des crimes de Neo-PD grâce au big data. Il est aussi évoqué des runs pour aider Renraku à s’installer et s’adapter à un niveau local, à faire des tests ou de la recherche sur l’armement et à effectuer ou empêcher des extractions. Bref, les idées d’aventures sont nombreuses !

En résumé, j’ai apprécié ce chapitre car il montre d’autres facettes de Renraku, son évolution vers le big data, et propose beaucoup de pistes de runs, ce qui est personnellement ce que je recherche dans ce type de publication.

Florent “Nemhainn” Voirin

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